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Agréments concessionnaires : Premiers dossiers, premières réserves !

Le choc encaissé hier soir, par les prétendants à l’agrément de concessionnaire, a dû être terrible, suite au communiqué du ministère de l’industrie, publié sur sa page Facebook officielle, vers 20h.

Et pour cause ! Le comité technique interministériel a émis des réserves aux quatre premiers dossiers étudiés. Les opérateurs économiques concernés, sont en quête d’un agrément afin de retrouver leur métier qu’ils n’ont pu exercer depuis le 1er janvier 2017. Pourtant, ils se sont adaptés à tous les cahiers des charges depuis le 15-58 de 2015, au 21-175 de 2021, en passant par le 20-227 de 2020.

A chaque fois, ils ont investi des sommes colossales pour répondre aux exigences de ces documents concoctés par le ministère de l’industrie, sans consultation préalable des professionnels. Ces lourds investissements consentis par ces opérateurs quasiment au chômage depuis l’arrêt des importations décidé par les pouvoirs publics depuis plus de quatre ans, sont relatifs aux acquisitions d’infrastructures ou de leurs locations, selon les possibilités et le choix de chacun d’eux. Pour tenter de maintenir le peu d’activité encore possible, ils ont amélioré leurs services après-vente respectifs, en essayant de préserver le peu d’emplois. Signalons que pour se maintenir en attendant la réouverture du marché, nombreux sont ceux qui n’ont pas hésité à s’endetter ! Ils ont affiché une disponibilité et un courage à toutes épreuves.

Une situation des plus compliquées

Aujourd’hui, devant cette situation, devenue par la force des choses une situation d’urgence, ils étaient ces derniers jours, sûrs de voir enfin le bout du tunnel, avec la délivrance des premiers agréments, comme nous l’avons annoncé lors de notre dernière livraison, datée du 29 juin dernier. Hélas pour eux ! Et surtout pour les milliers, si ce n’est les millions d’algériens, qui attendent avec impatience l’arrivée de véhicules neufs pour pouvoir acquérir la voiture de leurs rêves. Ce rêve semble aujourd’hui définitivement (?) irréalisable, particulièrement si l’on tient compte de la déclaration de l’ancien ministre de l’industrie, Ferhat Ait Ali qui n’a pas hésité à dire « qu’il ne faut pas rêver de s’offrir un véhicule neuf ! ». 

Le rêve est-il vraiment brisé?

Le communiqué du ministère de l’industrie est venu tel un couperet, briser ce rêve, pourtant légitime, en nous apprenons que les quatre dossiers étudiés pendant trois jours, les 27,28 et 29 Juin, ont tous fait l’objet de réserves. Rappelons au passage que ces quatre dossiers sont ceux d’anciens concessionnaires, dont certains ont obtenu l’agrément provisoire du temps de Ferhat Ait Ali. Ce qui veut dire qu’au moment où les conditions étaient bien plus difficiles, ils avaient satisfait l’ensemble des exigences du cahier des charges 20-227. Comment alors maintenant, ils n’arrivent pas à répondre aux exigences du cahier des charges 21-175 qui est venu alléger son devancier ? Quel type de réserves leur a-t-on formulé ? Par ailleurs, aujourd’hui sans agrément, ils ne peuvent même plus importer la pièce de rechange d’origine, pour répondre aux demandes de leurs clients.

Parmi ces quatre opérateurs, certains d’entre eux disposent de sites industriels, équipés de l’ensemble des moyens de production. Ces sites sont malheureusement à l’arrêt ! Comment des opérateurs économiques qui n’ont pas bénéficier de financement, qui ont cru en la volonté des décideurs de doter notre pays d’une véritable industrie mécanique, qui ont investi des sommes colossales, et réussi à convaincre leurs partenaires constructeurs étrangers, à les suivre dans leurs projets respectifs, peuvent se retrouver dans une situation de banqueroute, en raison de problèmes administratifs ??? A ce titre, nous sommes vraiment curieux de connaitre les réserves formulées par le comité technique du ministère de l’industrie. Car à bien observer, depuis des années, ils ne peuvent ni produire, ni importer !

Quelles perspectives ?

Même si rien n’est définitif, car ces dossiers seront réétudiés une fois que les réserves sont levées, constatons néanmoins, qu’encore une fois, notre pays donne une piètre image de lui-même, en raison d’une gestion hasardeuse d’un dossier qui devrait se limiter à une relation commerciale entre un opérateur économique algériens et un partenaire/constructeur, étranger.

Ce dossier de l’automobile traîne en longueur depuis plus de quatre ans ! Les opérateurs économiques sont loin d’être responsables de cette situation, devenue par la force de l’immobilisme, Kafkaïenne ! Pourtant, il est de notoriété publique que ce secteur d’activité est créateur d’emplois, de dynamisme économique et de richesses. Notre pays devrait être bien plus ambitieux que ça ! Les atouts ne lui manquent pas. Dommage…

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